Ouf, ces derniers temps ont été éreintants! Je suis désolée de mon absence, mais il est possible que par moments je sois moins présente sur la blogosphère... Les heures passent à une vitesse surprenante lorsqu'on essaie de tout arranger simultanément.
Je suis hyper contente d'écrire à propos de Daughter parce que c'est vraiment un de mes groupes coup de coeur. Cette semaine, lors d'un concert de l'ensemble de guitares de mon école, j'ai chanté Candles,une chanson de ce groupe, et ça m'a donné le goût d'écrire une nouvelle chronique,donc la voici!
Le groupe a été formé en 2010, d'abord par la chanteuse Elena Tonra qui a ensuite été rejointe par le guitariste Igor Haefeli et le batteur Remi Aguilella. Le groupe a sorti quelques EP avant de finalement sortir, en 2013, leur premier album (If You Leave).
Tout au long de l'album, on flotte dans une atmosphère de confort, comme une douce noirceur enveloppante. Des coups sourds de grosse caisse sont présents dans pratiquement toutes les pièces, procurant chez l'auditeur l'impression d'être sous l'eau. C'est le genre de musique qui s'écoute bien par une nuit d'été étoilée lorsque l'insomnie nous prend et qu'on a le vague à l'âme (selon moi... mais c'est tellement bon qu'on peut tout aussi bien l'écouter n'importe quand, hein, il ne faut pas s'en empêcher!) La voix d'Elena Tonra est douce, réconfortante et empreinte d'une aura un peu mystérieuse. La guitare est simple, parfois un peu plus complexe, mais toujours vraiment agréable à entendre et à jouer :) C'est un album par lequel on se laisse emporter, dériver doucement, mais qui réussit à susciter en nous plein d'émotions grâce à la poésie touchante des textes.
Coucou!
Ça fait plusieurs semaines que je n'ai rien publié... Ce n'est pas faute d'avoir essayé, mais mes professeurs se sont amusés à remplir mon temps libre de devoirs et de leçons.
J'ai découvert Charity Children cette semaine en écoutant leur chanson Elizabeth, une chanson si simple et si puissante à la fois! Ce groupe basé à Berlin (bien que le couple soit originaire de Nouvelle-Zélande) a fait ses débuts dans les rues de la ville, faisant de la musique pour les passants, recueillant quelques pièces de monnaie dans leur étui à guitare (d'où leur nom Charity Children). Leur premier album, Autumn Care, est sorti le 15 février 2013 et a été enregistré dans leur appartement.
Cet album n'est pas particulièrement innovateur, mais cette impression de déjà-vu est réconfortante. Le ukulélé simple et joyeux qui rythme cet album nous met de bonne humeur et les paroles sont elles aussi simples mais nous font ressentir plein d'émotions pures. J'ai particulièrement aimé Elizabeth, pour le courage qui émane autant des paroles que de la voix de Chloe Lewer, ainsi que Anthem for all the dead dogs, pour son atmosphère réconfortante qui me donne l'impression d'être chez moi.
J'ai découvert cet album récemment, après avoir entendu mon amie chanter "Les Corbeaux" dans le local de musique de l'école. Depuis, je l'écoute souvent, sans jamais m'en lasser.
L'album en lui-même est un univers unique et étrange qui sort des conventions et des sentiers battus. Klô Pelgag y use sa prose imagée, rafraîchissante et lumineuse pour dépeindre des sujets sombres, tristes ou tabous comme la maladie, la drogue, la mort et la dépression d'un angle différent. On n'a qu'à fermer les yeux et à se laisser transporter, suivre le courant en se laissant raconter ces histoires de monstres et d'oiseaux. La jeune chanteuse nous ouvre les portes de ce monde déjanté tout en nous laissant décoder le sens de ses textes comme bon nous semble, nous laisse nous reconnaître dans ses métaphores. La musique est orchestrale (bien que le piano reste l'instrument principal), mais légère et plutôt étrange, avec des rythmes changeants. Tout semble couler comme une rivière sans aucun effort, c'est accessible et agréable comme écoute.
J'ai adoré de L'alchimie des monstres sa poésie, ses contradictions et sa différence. Il m'a entraînée vers des questionnements et des contemplations tout doucement, naturellement, et alors que j'allais prendre peur, ses mélodies réconfortantes m'ont chuchotées de ne pas craindre le noir, mais d'y faire face. Les paroles m'ont servies de lumière.
En cette soirée de novembre bien grise et froide, j'étais en train de regarder Harry Potter et les reliques de la mort (Partie 1), bien au chaud sous une grosse couverture avec une tasse de thé à la main, lorsque la scène du slow entre Harry et Hermione arriva. La scène comme telle est déjà un peu émouvante, mais c'est surtout la musique que crachouillait leur radio qui m'a arraché une larme. Depuis, O Children joue en boucle sur mon IPod (je ne peux plus m'arrêter de l'écouter, elle a quelque chose de magique!).
Tout d'abord, j'aime bien les quelques notes effacées et éparses au commencement, qui font un peu un effet « retour en arrière », et qui donnent donc un peu l'atmosphère générale. Les structures musicales et rythmiques de la pièce sont relativement simples, mais sont assez bien utilisées. C'est un peu répétitif, mais c'est le genre de pièce qui tire son effet de la répétition, justement. Cependant, les petits passages de piano varient et empêchent le tout de tomber dans la monotonie! J'ai particulièrement apprécié le gospel à la fin de cette chanson, j'ai trouvé qu'il venait encore plus chercher l'émotion.
Voici donc les paroles :
Pass me that lovely little gun
My dear, my darling one
The cleaners are coming, one by one
You don't even want to let them start
They are knocking now upon your door
They measure the room, they know the score
They're mopping up the butcher's floor
Of your broken little heart
O children
Forgive us now for what we've done
It started out as a bit of fun
Here, take these before we run away
The keys to the gulag
O children
Lift up your voice, lift up your voice
Children
Rejoice, rejoice
Here comes Frank and poor old Jim
They're gathering round with all my friends
We're older now, the light is dim
And you are only just beginning
O children
We have the answer to all your fears
It's short, it's simple, it's crystal clear
It's round about, it's somewhere here
Lost amongst our winnings
O children
Lift up your voice, lift up your voice
Children
Rejoice, rejoice
The cleaners have done their job on you
They're hip to it, man, they're in the groove
They've hosed you down, you're good as new
And they're lining up to inspect you
O children
Poor old Jim's white as a ghost
He's found the answer that we lost
We're all weeping now, weeping because
There ain't nothing we can do to protect you
O children
Lift up your voice, lift up your voice
Children
Rejoice, rejoice
Hey little train! We're all jumping on
The train that goes to the Kingdom
We're happy, Ma, we're having fun
And the train ain't even left the station
Hey, little train! Wait for me
I once was blind but now I see
Have you left a seat for me
Is that such a stretch of the imagination
Hey little train! Wait for me!
I was held in chains but now I'm free
I'm hanging in there, don't you see
In this process of elimination
Hey little train! We're all jumping on
The train that goes to the Kingdom
We're happy, Ma, we're having fun
It's beyond my wildest expectation
Hey little train! We are all jumping on
The train that goes to the Kingdom
We're happy, Ma, we're having fun
And the train ain't even left the station
Hey little train! Don't wait for me
Once I was blind but now I see...
Selon ce que j'en comprends, ces paroles parleraient d'un homme qui repense à son enfance, à la perte de l'innocence et aux mensonges de cette société d'adultes, puis essaierait de mettre en garde les enfants en sachant qu'il ne réussira pas. Il les encourage à prendre la parole. Je crois aussi qu'il est près de mettre fin à ses jours (Pass me that lovely little gun et ces lignes de gospel à propos du train vers le Royaume).
D'ailleurs, je trouve que la signification de ce morceau le rend encore plus approprié à la scène de la dance (dans Harry Potter), car Hermione est accablée par la tristesse et les désillusions envers Ron, elle se remémore le temps où il était encore là.
Petit bonus vidéo :
O Children est la dernière piste de l'album The Lyre Of Orpheus de Nick Cave & The Bad Seeds, sorti en 2004.
Dès les premières notes, on perçoit une certaine lourdeur, une certaine lassitude nostalgique qui donneront le ton à cette chanson (qui est d’ailleurs la chanson titre de l'album). La voix de John Matte nous fait parfaitement pénétrer dans l'atmosphère de la pièce, dans l'émotion. J'ai particulièrement apprécié les nuances, toujours bien dosées et bien placées, surtout dans le refrain lorsque la voix de Matte atteint une note plus haute en s'effaçant doucement, presque douloureusement.
La batterie aussi est bien dosée dans ce morceau : elle soutient la pièce et y ajoute sa saveur sans empiéter sur la mélodie ou dominer le chant.
This Is How I Let You Down est le premier album du groupe montréalais The Franklin Electric, un album alternatif qui n'est pas sans rappeler les sonorités de Beirut, tout en ayant une touche bien à lui.